

En ce sens, Nogent sur Marne est certainement le plus poignant et le plus complet lieu de mémoire de ce passé.
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Et c’est à partir d’un projet scientifique et porté par ce projet, que ce jardin s’est, au fil des événements qui ont traversé le XXe siècle, spécialisé comme lieu d’accueil des activités et de la pensée coloniales.
Il devient, dès lors, crucial de rendre compte de ce projet scientifique, de l’évolution du rôle et de la structure de la science dans le contexte colonial. Dans quels buts, la puissance impériale française a-t-elle développé des recherches scientifiques dans ses colonies ? Qui en assurait la promotion ? Quelles disciplines, quels types de pratiques étaient impliqués dans cette promotion ?
Cette exposition est sans doute une chance historique que ces questions soient soumises à l’entendement de chacun, là où depuis plus de cinquante ans, l’historiographie anglo-saxonne s’est emparée de cette problématique pour la France.
Il convient, donc, pour faire œuvre didactique, et devant la complexité, l’intensité du lieu, d’en retracer l’histoire. Comment ce lieu, dédié initialement à la science coloniale, va-t-il accueillir, dans un temps relativement court – moins de cinquante ans – successivement des pavillons et objets hérités des expositions universelles ou coloniales, un hôpital musulman, la première mosquée de Paris, des monuments commémoratifs ?

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